Visite de la ferme de Frédéric Thomas

Toutes les études menées sur l’évolution de certaines espèces de petit gibier sédentaire de plaine, notamment la perdrix grise, montrent une diminution très sensible des populations dans les dernières décennies aboutissant parfois pour la perdrix grise, dans certains secteurs, à une disparition complète.
Dans toutes ces études l’intensification de l’agriculture est montrée comme un des facteurs responsables de cette baisse.
Et de fait, on constate que seuls les territoires où ont été créées ce que l’on pourrait qualifier de « surfaces de compensation agro-faunistique » (bandes enherbées, haies, buissons, beetle-banks, jachères faunistiques…) ont parfois réussi à limiter ce déclin.
Mais ces surfaces, implantées (et financées…) par les chasseurs, restent en nombre très insuffisant pour entraîner une véritable dynamique de retour du petit gibier.
Pour ces raisons, l’Association Nationale de Conservation du Petit Pibier (A.N.C.P.G.) s’intéresse depuis des années à toutes les innovations agronomiques visant à concilier la rentabilité des exploitations agricoles et le retour du petit gibier.
Nous persistons à penser que cela est possible.
À ce titre, « l’agriculture de conservation des sols » mise en place depuis plus de 20 ans sur sa ferme par Frédéric Thomas sur les communes de Montrieux-en- Sologne et Dhuizon, en Sologne du Loir-et-Cher, nous a semblé essentielle et porteuse de beaucoup d’espoir.
Ayant eu l’opportunité de sensibiliser certains sénateurs- chasseurs à la démarche innovante menée par cet « agriculteur- chercheur », une visite de son territoire a été organisée pour le groupe chasse pêche du Sénat le 27 mai 2016.
Y participaient le président du groupe chasse pêche, Jean-Noël Cardoux, accompagné du sénateur Alain Vasselle, de quelques élus locaux, d’agriculteurs et de chasseurs.
Frédéric Thomas et son collègue Christophe Piou ont fait sur le terrain, à partir d’un profil de sol, la démonstration de la richesse biologique de leurs sols et ont expliqué l’importance agronomique du maintien d’une couverture du sol tout au long de l’année ; chacun sait l’importance d’un couvert de protection pour permettre au petit gibier d’échapper aux prédateurs et de se protéger des intempéries.
La grande diversité d’espèces en mélange implantées à des fins agronomiques sur les parcelles pour fournir au sol un maximum de matière organique et capter de l’énergie (« Biomax ») s’accompagne de la présence d’une entomofaune riche et variée, nourriture indispensable à la survie des poussins de perdrix et de faisans, exclusivement insectivores au début de leur vie.
Au fil de la promenade, chacun pouvait en outre apprécier la qualité paysagère des parcelles en culture.
À l’issue de cette passionnante visite, naissait dans l’esprit des chasseurs présents l’idée d’un territoire pilote sur lequel seraient conjointement développées agriculture de conservation des sols et réimplantation de perdrix grises et de faisans issus de reproducteurs sauvages… Simple utopie ? Affaire à suivre

 

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